Du logiciel libre aux MakerApps
La liberté.
En pratique.
Le logiciel libre permet aux personnes de maîtriser les outils dont elles dépendent. Les MakerApps prolongent cet héritage dans le travail augmenté par l'IA : comprendre vos outils, participer aux décisions qui vous concernent et répondre des choix que vous engagez.
Une intention humaine. Des choix compréhensibles.
Projet GNU, 1983
Un héritage : la devise du logiciel libre
Avec le projet GNU, lancé en 1983, Richard Stallman a donné une forme collective à une ambition : des logiciels que leurs utilisateurs peuvent utiliser, comprendre, transformer et partager. Il a lui-même rapproché le logiciel libre de la devise « liberté, égalité, fraternité ».
- Liberté
- Choisir et agir.
- Égalité
- Les mêmes libertés pour chaque utilisateur.
- Fraternité
- L'entraide, la coopération et la transmission.
Les MakerApps, les applications utilisées ou générées dans le système d'exploitation AI Maker, reprennent cette devise et y ajoutent la responsabilité.
Définition de la Free Software Foundation
Les quatre libertés restent le socle
0Utiliser
Faire fonctionner le programme pour l'usage de votre choix.
1Étudier et adapter
Comprendre le programme grâce à son code source et le transformer selon vos besoins.
2Transmettre
Donner ou vendre des copies, pour que d'autres puissent l'utiliser.
3Contribuer
Redistribuer vos versions modifiées, pour que d'autres en bénéficient.
Vous pouvez exercer ces libertés vous-même, avec un professionnel de votre choix ou grâce aux améliorations d'une communauté.
Avec l'IA, la maîtrise s'étend du code aux décisions
Une application peut être modifiable et dépendre d'un service que son utilisateur maîtrise peu. Pour une application qui utilise l'IA, six questions deviennent centrales :
- Quelle intention humaine guide son fonctionnement ?
- Quelles données utilise-t-elle, et à qui les transmet-elle ?
- Quelles règles applique-t-elle ?
- Que peut-elle exécuter seule ?
- Quelles décisions exigent une intervention humaine ?
- Comment corriger un résultat, suspendre une action ou changer de fournisseur ?
L'IA contribue à la fabrication ; l'humain conserve la direction.
Licence AI Maker, articles 3 à 6
Quatre piliers pour rendre cette liberté praticable
Responsabilité
Chaque MakerApp indique qui définit son intention, qui la construit, qui la maintient et qui autorise ses usages. Chaque personne dispose des informations et des moyens d'agir : vérifier un résultat, demander une modification, suspendre une action.
La responsabilité devient effective lorsque chacun dispose de l'autorité, des informations et des moyens nécessaires pour répondre de ses choix.
Transparence
Elle prolonge l'égalité en organisant l'accès à la compréhension : l'intention de l'application, ses données, ses actions et décisions, ses conditions économiques. Une fonction précise et délimitée, comme « préparer une relance de devis », rend l'ensemble lisible.
Rendre visible ce qui engage le commun et protéger ce qui relève de la vie personnelle sont deux exigences de la même gouvernance.
DIY
Do It Yourself, faire par soi-même : apprendre à formuler un besoin, construire un premier résultat, le tester et le faire évoluer, sur un travail réel. Vous choisissez l'accompagnement dont vous avez besoin, et vous pouvez reprendre votre application et vos données à tout moment.
Faire par vous-même, c'est diriger ce que vous fabriquez et choisir l'aide dont vous avez besoin.
DIT
Do It Together, faire ensemble : les savoirs d'un métier, la connaissance des utilisateurs et la maîtrise technique se combinent. Le carnet de fabrication conserve l'intention, les sources, les essais et les arbitrages ; un skill formalise une méthode réutilisable.
La pensée devient partageable, vérifiable et révisable. C'est le sens de DIAS : Do It And Share.
Un serveur dédié à son propriétaire
La souveraineté naît de leur complémentarité
Le DIY donne l'initiative. Le DIT apporte l'entraide. La transparence rend les choix examinables. La responsabilité les relie à des personnes capables d'intervenir. Un serveur AI Maker est un espace dédié à son propriétaire : une personne, une entreprise ou une communauté.
- comprendre
- choisir
- intervenir
- récupérer
- transférer
- poursuivre
Si une MakerApp utilise un service d'IA externe, elle précise les données transmises, les conditions du service, les coûts et les possibilités de remplacement.
Le test de retrait : reprendre la main, preuve à l'appui
La réversibilité devient crédible lorsqu'elle est éprouvée. Chaque MakerApp vérifie cinq points :
- Récupérer le patrimoineCode, données, configurations, documentation et historique utile.
- Reprendre l'applicationInstallation ou transfert dans un environnement documenté.
- Changer d'intervenantUne autre personne compétente peut assurer la maintenance.
- Remplacer les services externesDépendances identifiées et conditions de migration.
- Assurer la continuitéFonctions disponibles sans IA, fonctions qui exigent un autre modèle, procédures de reprise humaine.
Une économie du travail utile
Le logiciel libre peut être vendu, et ses destinataires conservent leurs libertés. Une MakerApp offre sa fonction principale ; le travail qui l'entoure se rémunère :
- Conception et personnalisation
- Transformer un besoin métier en application adaptée et vérifiée.
- Installation et hébergement
- Un environnement exploitable, administré et sauvegardé.
- Maintenance et évolution
- Corriger, suivre les dépendances, accompagner les changements.
- Formation et accompagnement
- Comprendre, utiliser et faire évoluer vos outils.
- Transmission
- Documentation, méthodes et conditions de reprise.
Chaque offre précise le périmètre livré, les engagements de maintenance, les responsabilités et les conditions de sortie.
CC0 1.0 Universel et marque collective
La Licence AI Maker
Projet de travail · 12 octobre 2026
La Licence AI Maker est un contrat social. Elle organise un commun avec trois instruments.
- Le commun
- Le cœur de chaque MakerApp, y compris ce que l'IA génère, est versé au commun sous CC0 1.0 Universel. Chacun peut l'utiliser, le modifier, le diffuser et le vendre, sans autorisation.
- La marque collective
- Le nom MakerApp identifie la version officielle. L'association ChangeLeMonde (UtopiaMaker) est désignée pour le porter comme marque collective ; la charte en fixe les conditions d'usage.
- La charte
- Responsabilité, transparence, DIY, DIT, économie transparente et traitement des données : la charte engage chaque version officielle, sous une gouvernance ouverte.
Personne ne peut retirer le commun du domaine public ni bloquer sa diffusion : renonciation irrévocable, dépôt public avec son historique complet, archives et miroirs, engagement de non-revendication des brevets.
Le logiciel libre défend la maîtrise de nos outils. Les MakerApps en organisent l'exercice à l'ère de l'IA : comprendre ce que le système fait, choisir ce que vous lui confiez et répondre ensemble de ses effets.